GPEC Avenant pour une seconde fenêtre de volontariat
Le 11 septembre dernier était le dernier jour de candidature à la « mobilité externe »pour le volontariat GPEC. Le bilan de cette phase de volontariat est très décevant pour la direction qui fondait beaucoup d'espoirs sur cette mesure qu’elle considère comme clé dans la GPEC. Alors que l'objectif était de faire partir 119 salariés (65 HPF et 54 CCF), à la fin de la période de volontariat, uniquement 90 volontaires (44 HPF et 46 CCF) se sont présentés au guichet et uniquement 46 ont été validés (22 HPF et 24 CCF).
Nous imaginons la déception de la direction qui avait vraisemblablement anticipé et sur vendu à EMEA et à la corporation un ajustement des effectifs ES. Pour une fois que la France innove avec un outil magique permettant d'effectuer un ajustement ciblé des effectifs ! A tel point que notre DRH a été promu à un poste EMEA pour qu'il puisse faire bénéficier du savoir-faire des froggies en la matière !
En ce qui nous concerne, nous nous réjouissons au contraire qu'une majorité de salariés ait privilégié de rester chez HP et que la GPEC ne soit pas dénaturée de son sens premier : la préservation de l'employabilité des salariés dans l'entre¬prise.
Ceci étant, nous ne sommes pas crédules et savons très bien que l'essentiel du budget GPEC provisionné par la direction doit servir à la mobilité externe. Mais il n'en reste pas moins que la mesure essentielle de la GPEC que nous avons négociée est le « VOLONTARIAT ». Si une majorité de salariés sur des emplois décroissants privilégie de rester dans l'entreprise, il faut en prendre acte.
L'entreprise nous explique maintenant que la durée du volontariat était trop courte et que la période estivale n'était pas propice à la constitution des dossiers de volontariat. Non ! Sans blague ! Cela était évident et nous l’avions même évoqué durant la négociation. Mais à l'époque, la direction avait pour objectif de faire partir le quota de GPEC out avant la fin de la fiscale HP et il fallait avancer à marche forcée pour signer l’accord GPEC.
La direction souhaite maintenant signer un avenant GPEC pour pouvoir ouvrir une seconde fenêtre de volontariat (du 29 septembre au 10 octobre) ! Autrement dit, elle souhaite changer la règle du jeu en cours de partie. Cela nous semble singulier ! Donc, lorsque dans un PSE il y a plus de volontaires que de postes à supprimer, il convient d'accepter l'excédent et si le nombre de volontaires est inférieur au nombre souhaité, il faut signer un avenant ! Pile je gagne, face tu perds…
Dans un même temps, nous sommes alertés par de nombreux salariés qui nous indiquent être approchés par la direction pour les inciter à saisir la GPEC out, négocier une rupture conventionnelle ou un accord transactionnel... La direction ne manque visiblement pas de ressources pour compléter le quota GPEC manquant ! Par ailleurs, de nombreux salariés sur des emplois décroissants rencontrent beaucoup de difficultés à évoluer vers des emplois pérennes.
Comme nous l’avons clairement indiqué à la direction, l’UNSA ne signera l’avenant que si nous obtenons des réponses/engagements sur les points suivants :
1. Les départs effectifs du PSE FY14 empiétant (entre le 1er novembre et le 31 décembre 2014) sur le PSE FY15, il nous semble essentiel que, préalablement à la signature de l’avenant, nous ayons des informations/garanties sur les intentions de la direction concernant le PSE FY15.
2. L'accord GPEC ne se limite pas à la mobilité externe. De nombreux salariés subissent des pressions pour des départs négociés. Dans l’esprit de la GPEC, le salarié est libre de décider, en responsabilité, de ce qu'il souhaite faire pour préserver son employabilité. Certains managers l’oublient et doivent être recadrés.
3. Les salariés sur les emplois décroissants et ayant une volonté de repositionnement rencontrent de nombreux problèmes (refus systématique de candidature, embauches externes plutôt que de favoriser des salariés en interne, faible prise en compte des souhaits de mobilité interne…). L’assistance des salariés sur des emplois décroissants doit être renforcée.
Ceci étant, nous ne doutons pas qu’une partie des syndicats ne puisse pas résister aux doléances de la direction et que cet avenant soit signé en l’état.
