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ACCORD : Scission des activites ES vers CSC

22 Septembre 2016 , Rédigé par UNSA HP F Publié dans #NEGO

ACCORD : Scission des activites ES vers CSC

L’UNSA dit NON

Après avoir tout mis en œuvre pour tenter d’obtenir des garanties nécessaires à l’externalisation de 39% des salariés de HPE, l’UNSA ne signera pas l’accord de méthodologie ES / CSC.

Si le projet d’accord final présente des avancées obtenues en négociation par toutes les organisations syndicales, il n’en demeure pas moins qu’il contient de fortes contreparties qui ont été passées sous silence et que l’équilibre global n’apporte pas les garanties nécessaires sur la durée.

Face à l’ultimatum de la direction de signer avant le 12 septembre, l’UNSA a été la seule organisation syndicale à demander une relecture. Celle-ci a eu lieu le 19 septembre et nous avons essayé une énième fois de faire évoluer les propositions de la direction. Nos apports ont permis de recadrer et sécuriser certains points importants.

Pourquoi nous ne signons pas

  • La transformation de l’accord unanime en accord majoritaire, permet l’expression syndicale plurielle et préserve toute notre capacité de recours.
  • Le montage fiscal du dispositif « reverse Morris trust » qui est complexe sert de prétexte à la Corp pour imposer un blackout total sur les informations indispensables aux représentants du personnel et aux salariés.
  • Les engagements pris dans l’accord sont toujours à risque dans la mesure où ils n’engagent que HPE aujourd’hui et ESNEWCO qu’au transfert de salariés (1er mars 2017). ESNEWCO n’est pas signataire de l’accord.
  • Il n’est pas concevable non plus de demander des engagements à des instances représentatives du personnel (CE, DP) qui seront différentes dans quelques jours. L’UNSA avait demandé que les élections soient retardées.
  • Si durant la consultation du comité d’entreprise, un projet complètement différent se dessinait, l’UNSA aurait les mains libres pour toute action qu’elle estime nécessaire.
  • Le départ de notre PDG nous fait penser que le capitaine quitte le navire. Si les « Formidables opportunités » du « new » HPE que celui-ci nous a vendues sont bien réelles, on peut s’interroger sur la raison de ce départ a un moment « so exited » !
  • L’UNSA souhaite que d’autres approches de négociations puissent être envisagées pour les prochaines réorganisations dans la société (Software, …) et que celles choisies pour les accords de méthodologie ES/CSC et Inc, ne deviennent pas la norme chez HPE.

Et après NEWCO ?

Chez CSC la survie des accords collectifs HP est limitée à 15 mois dans l’accord de méthodologie, les garanties applicables concernant la GPEC et un PSE prendront fin le 31 octobre 2019.

Les salariés ne seront plus protégés concernant la mobilité après 12 mois suivant le « go live » (1er mars 2017), il conviendra à chaque salarié de vérifier son contrat de travail.

Nul ne connait réellement les intentions de CSC concernant les salariés transférés dans NEWCO, car CSC n’a pas été partie prenante dans la négociation, ce que nous regrettons.

Et les salariés HPE ?

L’absence cruelle de stratégie HPE de la part de la Corp. lors de l’annonce des résultats, le non-investissement des fruits de la vente de ES dans un nouveau projet industriel au profit d’une redistribution vers les actionnaires, et l’annonce de la vente de la BU software nous font penser que les intentions de Meg Withman sont contraires aux intérêts des salariés.

Nous nous opposons farouchement à la vision syndicale du "on a évité le pire" tout particulièrement dans le cadre du projet CSC.

Nous n’acceptons pas le démantèlement orchestré de l'entreprise, notamment dans le cadre des projets de « divestitures » et mettrons tout en œuvre pour préserver les conditions de travail et d'emploi des salariés HPE.

Votez pour défendre vos droits !

Nous avons besoin de votre soutien pour veiller à vos intérêts et vous défendre. Vous connaissez maintenant les dates du premier tour des élections professionnelles (HPEF : du mardi 27 au jeudi 29 septembre inclus de 9h a 17h).

Vous pourrez exprimer votre choix pour le premier tour de ces élections à travers le site E-votez qui vous sera ouvert.

Votez UNSA !

ACCORD : Scission des activites ES vers CSC

SCISSION ES/NEWCO PREMIERE ETAPE DU DEMANTELEMENT DE HPE ?

2 Septembre 2016 , Rédigé par UNSA HP F Publié dans #NEGO

Les négociations sur l’accord de méthodologie ont été réouvertes à la demande de la direction HPE celle-ci ayant obtenu de la Corporation et de CSC de nouvelles propositions. Ces nouvelles propositions concernent l’avenir professionnel de 39% des salariés de HPE en France soit plus de 1200 au total, ce qui fait de cette négociation une des plus importantes de l’histoire de HP France à ce jour.

Cependant les annonces répétées et de plus en plus précises (Cf. http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL8N1BD50R) concernant la vente de la BU Software nous font craindre la mise en œuvre d’une stratégie de démantèlement comme nous l’avions communiqué début aout (cf. Revente des bijoux de famille).

Le décalage exceptionnel de l’annonce des résultats mondiaux Q3 de deux semaines, l’absence de stratégie de la part de la Corp., et l’annonce imminente de la vente de BU software ne laisse que peu de doute sur les intentions de Meg Withman.

Dans ce contexte l’UNSA préfère suspendre sa signature dans l’attente d’une clarification de ces annonces.

POSITION DE L’UNSA :

L’UNSA estime nécessaire de mettre en perspective les engagements que nous avons obtenus avec l’intersyndicale. N’hésitez pas à nous faire part de votre point de vue et vos réactions sur unsa@hpe.com.

L’UNSA conditionne cependant sa signature à la présentation des résultats et aux annonces majeures qui pourraient être faite le 7 septembre et qui pourraient remettre en cause ce projet.

NEGOCIATION ACCORD DE METHODOLOGIE :

Quels sont les engagements pris par la direction chez NEWCO ?

L’essentiel des engagements porte sur les accords collectifs et a été calqué sur l’accord de scission Hpi :

  • Même convention collective qu’HPE (Métallurgie) et transfert des usages
  • Accords d’entreprise à durée indéterminée repris dans des termes et conditions égales à HPE dans les négociations d’adaptation ES Newco
  • (Télétravail, ATT/ARTT, Astreintes-IP, Prévoyance, Santé) avec lancement rapide des négociations (objectif de sécurisation)
  • Mise en place PEG/Perco, abondement FY17 de 600 Euros comme HPE
  • Accord GPEC (In et Out) prolongé dans des termes et conditions identiques jusqu’au 31 octobre 2019 (HPE F/CCF et Newco)
  • En cas de PSE classique (hors GPEC) lancé avant le 31 octobre 2019, volontariat en priorité et conditions de départ GPEC Out (sauf clause de retour).
  • Clause de mobilité : engagement de ne pas mettre en œuvre la clause de mobilité des salariés au-delà de leur secteur géographique sans l’accord préalable de ceux-ci pour une période d’un an (soit jusqu’au 28 février 2018)
  • Immobilier : projet de partage des sites des Ulis, Lyon-Villefontaine, Grenoble, Mougins entre ES Newco et HPE sur la base de baux classiques. Boulogne sera exclusivement HPE et Nanterre (transfert du bail ES Newco) Pour les agences mixtes ES/EG (Lille, Nantes, Strasbourg, Toulouse) : soit partage des locaux, soit centres d’affaires proches.
  • Même dotation CE qu’HPE (1,5% de la masse salariale pour les Activités Sociales et Culturelles). Période de transition des élections CE Newco assurée par avance de dotation de la direction (4 mois). Compostion du CE : 13 sieges Titulaires + 13 sieges suppléants.

Quels sont les engagements pris par la direction en cas de fusion NEWCO/CSC ?

  • Pas d’annonce d’une fusion entre ES Newco et une quelconque entité CSC au niveau local avant un délai de 12 mois au minimum à compter du Day 1 (soit le 1er avril 2017).
  • Accords collectifs perdurent jusqu’en 31 octobre 2019.

Quels sont les engagements pris par la direction en cas d’externalisation de tout ou partie de NEWCO ?

  • En cas de fusion ou externalisation (autre que ES Newco et CSC au niveau local) des salariés d’ES Newco réalisé dans les 15 mois de la scission («GoLive») : engagement de maintenir le statut collectif ex-HPE (accord à durée indéterminée) pendant les 24 mois suivants à compter de la réalisation de la fusion/externalisation.

Quel est le calendrier de mise en œuvre ?

  • Scission ES Newco 1er mars 2017 (et non 1er février). Séparation finale d’HPE Monde (Day1) : 1er avril 2017.
  • Lancement des procédures d’organisation des élections dans un délai de 2 mois suivant le 1er avril 2017
  • Pas de fusion possible avec CSC France avant avril 2017

Quels sont les risques sur l’emploi pour les salariés transférés ?

Transfert NEWCO :
  • En cas de PSE « classique » lancé avant le le 31 octobre 2019), volontariat en priorité et conditions de départ GPEC Out (sauf clause retour).
  • Protection de mobilité limitée à 12 mois.
Transfert CSC :
  • Survie des accords collectifs HP pendant 12 mois, fin des garanties applicables (GPEC/PSE) le 31 octobre 2019.
  • Plus de protection de mobilité.

Qu’est-ce qui n’a pas été obtenu dans cette négociation ?

  • Accord de Cessation Progressive d’Activité (CPA) à mettre en œuvre chez HPEF et HPE CCF en amont du transfert chez NewCo.
  • Une possibilité de départ volontaire devra être ouverte chez NewCo postérieurement à une période 8 mois après le transfert dans le cadre de l’accord GPEC avec, à titre temporaire et exceptionnel, la renégociation à la hausse du seuil de 3,5% et l’obligation d’intégrer dans le dispositif les salariés sans affectation pérenne.
  • Détourage, d’une part, des salariés occupant des fonctions centrales, et d’autres part, des salariés ES qui sont affectés sur des missions en dehors d’ES avec repositionnements correspondants.
  • Budget formation de 3% minimal de la masse salariale sur NewCo (hors salaire et formation obligatoire) avec budget centralisé en France et maintien dans NewCo :
    • des enveloppes financières de formation validées en CE pour OTS,
    • des engagements individuels de formation consentis aux salariés.

Quelles sont les contreparties demandées aux représentants des salariés ?

Les organisations syndicales, le CE et le CHSCT devront « accompagner » le projet :

  • Sous réserve de l’absence de carence des CHSCT et plus généralement des différentes instances (CE/DP) pendant l’ensemble de la procédure d’information/consultation sur la scission,
  • Engagement du respect du calendrier de consultation sur le projet de scission local avec ou sans CHSCT (y compris en cas de consultation des DP en lieu et place des CHSCT selon les modalités prédéfinies
  • Sous réserve d’un accord de principe unanime sur la signature d’un accord de méthodologie le 5 septembre 2016 (à 12h00) au plus tard,
  • Sous réserve de la signature unanime de l’accord de méthodologie le 12 septembre 2016 au plus tard,
  • Sous réserve de la possibilité d’apporter des compléments d’informations à la note économique et aux notes CHSCT demandés par les instances concernées pendant la procédure d’information/consultation,
  • Sous réserve du respect du calendrier d’information/consultation présenté et en particulier de la date de remise des avis des CHSCT, Comité de groupe et CE,
  • Sous réserve de pouvoir débuter les travaux préparatoires en anticipation des avis des CHSCT, CE et Comités de groupe (tests techniques, informations des clients, aménagement des sites, OD&S, …) à compter du 1ernovembre 2016.

Rencontrons-nous si vous souhaitez de plus amples informations. UNSa simplement humain.

Revente des bijoux de famille : Façon puzzle !

1 Août 2016 , Rédigé par UNSA HP F Publié dans #SPLIT, #ES CSC

Revente des bijoux de famille : Façon puzzle !

Vendredi dernier, l’action HPE a fait un bon de presque 7% et s’est stabilisée à la clôture à plus 3,5%. Cette hausse soudaine intervient à la suite de rumeurs sur le rachat d’HPE par des sociétés de private equity (sociétés de capitaux privés).

Ce rachat est estimé dans la presse à plus de 40 milliards de dollars. Les sociétés de private equity qui seraient concernées par ce rachat sont KKR, Apollo Global Management et Carlyle Group.

Cette « divestiture » totale d’HPE serait aujourd’hui mise en avant, après qu’il aurait été envisagé ces dernières semaines une cession des actifs logiciels d’une valeur estimée entre 6 et 8 milliards de dollars.

Ce projet de rachat d’HPE par des groupes de private equity serait donc le prolongement du magnifique plan imaginé par Margaret Whitman et consistant à permettre aux actionnaires de « s’en mettre plein les fouilles ».

De nombreux articles de presse ont commenté cette nouvelle ce WE. Certains analystes estiment que la revente d’Entreprise Services à CSC aurait été l’étape préalable permettant de corriger certains ratios financiers d’HPE. Il fallait dégraisser l’entreprise de plus de 100 000 salariés pour rendre HPE plus attractif ! Le vrai objectif du projet de cession d’Enterprise Services consisterait donc à se départir de presque 45% des salariés… Quel tour de passe-passe !

Les sociétés de private equity sont des investisseurs. Ils ont pour objectif de faire fructifier rapidement l’investissement réalisé. Cette notion de retour sur investissement rapide (2/3 ans) n’est pas compatible avec une stratégie d’industriel et de construction sur la durée. Si un tel projet devait se réaliser, il n’est pas à douter que cela impacterait les salariés (ne pas oublier que nous sommes une variable d’ajustement !).

Visiblement Margaret Whitman préparerait son coup depuis des mois/années. Nous avons été étonnés de voir sa réponse dans une interview faite à CNBC le 25 mai dernier. À la question de David Faber sur le nombre de salariés chez HPE après le split HPI et la revente d’Enterprise Services, la réponse de Margaret Whitman est… 50 000 à 60 000 !

Comment cela est-il possible ? Faisons un calcul grosse maille. Nous étions 300 000 salariés. 50 000 partent avec HPI et 110 000 avec Enterprise Service. Il devrait donc subsister approximativement 140 000 salariés chez HPE ! Alors, pourquoi Margaret Whitman indique-t-elle 50 000 à 60 000 ? Que deviendraient les 80 000/90 000 salariés qui manqueraient à l’appel ?

Margaret Whitman nous parlait de nous restructurer pour nous permettre ensuite d’accélérer et nous développer. Elle nous parlait de nous focaliser sur nos activités et sur les clients pour nous permettre d’atteindre les objectifs de croissance et de profitabilité visés. Tous ces efforts devaient nous permettre de surpasser nos concurrents et de gagner des parts de marché.

Avec ce nouveau projet de private equity, Margaret Whitman nous donne peut être le vrai objectif visé ! Une fois sous la coupe des private equity, d’autres grands projets pourraient nous être proposés…

Lors de sa dernière venue à Paris, elle nous indiquait qu’elle faisait son dernier PSE. Visiblement son projet serait de revendre les derniers bijoux de famille et de tirer sa révérence (avec un gros chèque et une tonne d’actions !). Il serait laissé à la charge de ses successeurs de poursuivre sa tâche (œuvre ?) et de réaliser ce magnifique projet consistant à démanteler notre entreprise en petits bouts, façon puzzle.

Margaret Whitman sera de nouveau à Paris le lundi 26 septembre 2016. Elle participera à un coffee talk à l’Auditorium de Boulogne de 17h30 à 18h45. Contrairement à sa dernière visite, elle ne souhaite pas rencontrer tous les salariés, mais uniquement quelques few triés sur le volet (300 participants).

Cela est bizarre, car nous lui avions réservé bon accueil lors de sa dernière visite et nous avons plein de choses à lui dire pour la remercier ! À moins que nous ne décidions de lui faire une petite visite surprise J Cela lui ferait surement plaisir…

Toutes ces informations en pleine période estivale sont préoccupantes. Après les salariés d’HPI et ceux d’Enterprise Services, il semble maintenant évident que Margaret Whitman ait un plan à court terme pour continuer son travail de sape pour toutes les autres activités subsistantes d’HPE.

L’externalisation actuelle d’Enterprise Services n’est qu’une étape du plan. A court ou moyen terme, nous serons tous concernés par le plan de Margaret Whitman. C’est en nous unissant que nous parviendrons à défendre nos intérêts et à préserver nos emplois. Nous ne manquerons pas de vous solliciter pour nous aider dans cette démarche.

Split/Merge ES CSC Le grand saut dans l’inconnu

25 Juillet 2016 , Rédigé par UNSA HP F Publié dans #NEGO, #SPLIT, #ES CSC

Split/Merge ES CSC Le grand saut dans l’inconnu

Pour faire suite à la réunion de négociation sur un accord méthodologique et le transfert d’Enterprise Services vers CSC, nous vous proposons ci-après de revenir sur quelques questions que vous nous avez adressées.

Pourquoi un accord de méthodologie ?

Pour un tel projet, la direction a besoin de sécuriser le planning et d’éviter les contentieux juridiques. En échange de ces garanties, les organisations syndicales signataires demandent des moyens et d’autres garanties.

Pour la direction c’est une étape importante qui lui permet d’avoir la certitude que le projet de transfert vers CSC se déroulera sans encombre. L’engagement pris par les organisations syndicales en signant ce type d’accord est donc très important et doit s’accompagner d’une sécurisation importante pour les salariés.

L’accord de méthodologie n’est pas une étape obligatoire. La direction préfère bien évidemment un tel accord afin de s’assurer du bon déroulement du projet, mais ce n’est pas un impératif. Au niveau syndical, cet accord peut avoir des avantages s’il est possible d’obtenir des garanties. Sinon, il est préférable de s’abstenir.

Chaque syndicat devra se prononcer sur l’intérêt de signer un tel accord. En fonction de la capacité d’opposition juridique des syndicats non-signataires, la direction peut imposer l’unanimité et non la majorité des signatures. Pour l’instant, l’unanimité est demandé.

Que se passerait-il si l’accord de méthodologie n’était pas signé ?

À l’issue des réunions de négociation du 19 et 20 juillet dernier, la direction a posé comme ultimatum qu’il y ait un engagement de principe sous 48 h (22 juillet). L’ensemble des syndicats ayant contesté ce délai, il est maintenant demandé que cet engagement soit pris au plus tard le 29 juillet au soir.

Comme nous l’avons indiqué à plusieurs reprises, le délai de fin juillet est très important pour la direction. Il est essentiel pour elle de démarrer les consultations dès le début du mois de septembre et l’entreprise va tourner au ralenti pendant les 3 premières semaines d’août et aucun accord ne pourra être conclut durant cette période. D’où l’importance de tout boucler avant la fin de ce mois.

La direction a indiqué qu’il serait envisageable d’exclure ES France du périmètre du transfert vers CSC si un accord n’était pas trouvé. Cette menace ne nous impressionne pas. Il appartient à la direction d’assumer les responsabilités de ses actes et nous n’entendons pas céder à ce chantage.

Si nous ne parvenons pas à signer un accord satisfaisant les deux parties (direction et syndicats), cela n’empêche pas la direction de commencer les consultations et à ce que le projet se poursuive normalement. Les élus des CE et CHSCT auront la charge de préserver l’intérêt des salariés. La mise en œuvre du projet n’est donc pas liée à la signature de cet accord.

Que se passerait-il si nous devions être exclus du périmètre du projet ?

Nous répondons à cette question, car elle nous a été posée, mais cela nous semble très peu vraisemblable ! Il n’est pas dans l’intérêt de notre corporation de commencer à exclure des pays du périmètre du transfert. Cela correspond à des postures de négociation et il ne faut surtout pas se laisser impressionner par les biceps de notre maison mère.

Les 1400 salariés concernés par ce transfert sont des employés HPEF et HPECCF. Ces salariés travaillent pour la plupart sur les contrats signés avec des clients français localisés sur le territoire national. HPE a l’obligation d’honorer ses contrats et de continuer à délivrer le service.

Il est toujours envisageable que HPE fasse appel à de la sous-traitance, cède des activités à un tiers… Mais les juridictions sont là pour faire valoir le droit et préserver « aussi » l’intérêt des salariés. Il est, de plus, peu probable que cela plaise à nos clients et nous ne doutons pas qu’ils le fassent savoir. La contre-publicité serait désastreuse pour l’entreprise !

Soyez rassurés, les menaces proférées sont très peu crédibles !

Que se passerait-il après le transfert ?

Là est le point essentiel qui pose problème. En général dans ce genre de projet, chacun des acteurs (cédant, repreneur) est en capacité de présenter la partie du projet dont il a la responsabilité. Ceci permet d’avoir une vision de bout en bout. Il est généralement admis qu’il y ait des interactions entre toutes les parties prenantes au projet et qu’un accord tripartite (cédant, repreneur et syndicats) scelle les engagements pris par chacun AVANT LE TRANSFERT. L’information partagée sécurise le projet et l’accord tripartite garantit son exécution.

Dans le projet qui nous concerne, la répartition des responsabilités entre HPE et CSC prévoit que HPE s’occupe de la « divestiture » (externalisation) et CSC de l’intégration. Pour une raison inexpliquée, on nous dit que toutes les interactions entre CSC et HPE ne peuvent se faire qu’au niveau de la corporation. Cela empêche tout contact local avec CSC. Nous ne dialoguons donc qu’avec la direction d’HPE qui elle-même ne peut pas discuter localement avec CSC. Toutes les décisions liées à la phase d’intégration en France doivent être validées au niveau des corporations.

De ce fait, nous n’avons aucune information sur rien pour l’après-transfert ! Rien sur la stratégie, rien sur le plan d’intégration envisagée, rien sur les impacts envisagés, rien sur les étapes et le planning, rien sur les restructurations envisagées, rien sur l’adaptation des métiers, rien sur les synergies, rien sur les orientations business, rien sur le go to market, rien sur les offres et solutions, rien sur l’organisation, rien sur les prévisions financières, rien sur les prospectives… Rien !

Comment est-il possible que nous n’ayons pas ces informations ? Pourquoi n’est-il pas envisageable de discuter avec ceux qui ont la responsabilité de l‘intégration ? Comment est-il possible de signer un accord méthodologique, alors que nous ne savons pas ce que nous allons devenir ? Quels risques fait peser sur nous ce manque d’informations ?

À l’instar des assureurs, la prime d’assurance est fonction du risque encouru. Le manque d’information laisse entrevoir un risque très élevé et impose que les garanties demandées couvrent le risque. La prime d’assurance que nous demandons à la direction HPE d’honorer est donc importante, mais raisonnable au regard du risque considéré. C’est en partant de ce principe que l’intersyndicale a élaboré une liste de revendications en 9 points (voir notre précédente communication sur le sujet) permettant, malgré le manque d’information, le sécuriser au maximum le parcours qui se profile à l’horizon.

Sommes-nous au terme de la négociation ?

Il faut toujours se méfier du vendeur de voitures qui vous dit que l’offre est valable uniquement le jour même. C’est pour cette raison que le législateur a inventé le délai de rétractation !

Pour être sérieux, il n’y a aucune urgence en rien ! L’accord que la direction nous propose de signer vaut de l’or pour eux ! Il faut donc valoriser notre signature au juste prix. Si nous ne parvenons pas à un accord le 29 juillet, ce n’est pas bien grave et nous aurons d’autres opportunités. Il faut parfois éviter de signer certains accords !

Split/Merge Enterprise Services : Menaces à l’horizon !

20 Juillet 2016 , Rédigé par UNSA HP F Publié dans #NEGO, #SPLIT, #ES CSC

Une première réunion de négociation d’un accord de méthodologie sur la mise en œuvre du Split/Merge d’Enterprise Services et de CSC a eu lieu le 19 et 20 juillet. La direction d’HPE a présenté ses premières propositions et l’intersyndicale a communiqué sa plateforme des revendications communes.

Le PDG est intervenu en fin de négociation pour donner une position finale sous forme d’ultimatum imposé par la corporation. Ces propositions sont très en deçà des demandes formulées par l’intersyndicale et les menaces en cas de refus sont sans ambiguïté.

Plateforme des revendications communes de l’intersyndicale

  1. Minimum des garanties Accord méthodologie HPE/HP Inc. de date à date.
  2. Ni fusion, ni externalisation pendant 36 mois pour les salariés NewCo.
  3. Pas de fermeture de sites pendant 36 mois sur les trois sociétés HPE F, HPE CCF et NewCo et maintien des datacenters sur les sites existants pour la même durée.
  4. Pas d’activation des clauses de mobilités contractuelles individuelles pour les salariés transférés NewCo pendant 36 mois.
  5. Accord de Cessation Progressive d’Activité (CPA) à mettre en œuvre chez HPE F et HPE CCF en amont du transfert chez NewCo.
  6. Une possibilité de départ volontaire devra être ouverte chez NewCo postérieurement à une période 8 mois après le transfert dans le cadre de l’accord GPEC avec, à titre temporaire et exceptionnel, la renégociation à la hausse du seuil de 3,5% et l’obligation d’intégrer les salariés sans affectation pérenne.
  7. Détourage d’une part des salariés occupant des fonctions centrales et d’autre part des salariés ES qui sont affectés sur des missions en dehors d’ES avec repositionnements correspondants.
  8. Budget formation de 3% minimal de la masse salariale sur NewCo (hors salaire et formation obligatoire) avec budget centralisé en France et maintien dans NewCo :
    1. des enveloppes financières de formation validées en CE pour OTS,
    2. des engagements individuels de formation consentis aux salariés.
  9. IRP :
    1. NewCo 13 titulaires/13 suppléants CE,
    2. Dotation CE NewCo 1,5% pour les ASC dès la création NewCo sans attendre la création du CE,
    3. Dotation supplémentaire CE HPEF et HPE CCF pour gérer les conséquences de la scission =>200 000€ par CE.

Position de l’UNSA@HP

Nous nous réjouissons que l’ensemble des syndicats se soient entendus pour élaborer une plateforme commune de revendications.

Les syndicats ont insisté sur le caractère anxiogène du projet et sur les risques et incertitudes qui pèseront sur les salariés transférés et sur ceux qui resteront chez HPE. A ce stade, il n’est pas certain que la direction d’HPE ait pris la mesure des inquiétudes des salariés et les positions de négociation entre la direction et les syndicats sont très éloignées.

La direction considère toujours qu’il n’est pas de sa responsabilité de s’intéresser aux conditions d’intégration d’ES et de CSC après la scission. Ce faisant, elle se dédouane de ses responsabilités et se défausse sur le repreneur.

Au contraire de nous rassurer, l’intervention du PDG a augmenté notre inquiétude quant au devenir des salariés ES. A en croire le PDG, les marges de négociation vis-à-vis des corporations HPE et CSC sont quasi nulles. Il nous indique qu’à défaut d’un engagement unanime sous 48h, il pourrait être envisagé qu’ES France soit exclue du périmètre du transfert !

Ces menaces sont inadmissibles et l’UNSA n’acceptera pas de se soumettre à cette injonction.

L’UNSA est déterminée à défendre jusqu’au bout l’intérêt des salariés ES. Nous mettrons tout en œuvre pour sécuriser le parcours des salariés lors de ce projet. Il appartiendra à chacune des parties prenantes de la négociation d’assumer ses responsabilités. Si la direction devait rompre la négociation dans 48h, elle devrait en assumer les conséquences.

SplitMerge CSC : Couper les amarres et laisser le bateau à la dérive !

12 Juillet 2016 , Rédigé par UNSA HP F Publié dans #split, #ES CSC

Depuis le 24 mai dernier, date de l'annonce du « SplitMerge » d’Enterprise Services et de CSC, nous n’avons eu pratiquement aucune information ou précision sur le projet qui serait mis en œuvre en France.

La direction est intervenue dans plusieurs Coffee Talk, afin de tenter de rassurer les salariés, mais cela n’a pas été une franche réussite.

Un Comité de Groupe très « high level » s’est tenu le 13 juin et une réunion « d'échange de vues » a eu lieu le 12 juillet.

SplitMerge CSC : Couper les amarres et laisser le bateau à la dérive !

Plan de marche pour la France

A l’issue de la réunion de ce jour, nous n’avons pas appris grand-chose que nous ne sachions déjà. En synthèse, pour la France le schéma envisagé serait le suivant :

  • Détourage des activités ES permettant de circonscrire un fonds de commerce constituant une entité économique autonome.
  • Transfert du fonds de commerce dans une nouvelle structure juridique le 1er février 2017 (Go live).
  • Transfert des salariés en application de l’article L1224-1 du Code du travail à la même date.
  • Cession de la nouvelle structure juridique à CSC au moment du split (31 mars 2017).
  • Day One le 1er avril 2017.
  • Intégration des activités ES et CSC dans un second temps (voir le paragraphe suivant !).

Le planning prévoit une information consultation des IRP sur ce projet entre septembre et novembre (en plein milieu des élections CE et DP !).

L’intégration c’est CSC !

Concernant son rôle et sa responsabilité, la direction d’HPE estime n’être concernée que par la « divestiture » (split) et considère que l’intégration sera de la responsabilité de CSC (dans un second temps). Cette vision des choses type « patate chaude » ne nous convient absolument pas. Nous considérons au contraire qu’il est de la responsabilité d’HPE de garantir une intégration réussie et la préservation des emplois post transfert. Nous demanderons à la direction d’HPE de nous fournir le détail du plan d’intégration et ne nous contenterons pas d’informations parcellaires.

Oui, mais le chrono tourne

Voilà les seuls éléments communicables à ce jour ! Le chronomètre tourne et l’échéance de fin mars 2017 se rapproche. D’où l’urgence pour la direction de parvenir au plus vite à signer un accord de méthodologie avec les syndicats. Des réunions de « négociation en vue de parvenir à la conclusion d’un accord de méthodologie » sont prévues les 19 et 20 juillet.

Cet accord est d’autant plus important pour la direction, qu’il permettrait de sécuriser son calendrier et d’éviter d’éventuelles contestations. Ce n’est donc pas un hasard si cette négociation est organisée fin juillet et à la veille des vacances d’août. Il est en effet très important pour la direction de sécuriser le calendrier de la rentrée pour qu’elle puisse « dérouler » son projet à marche rapide (pour ne pas dire forcée !).

Comme vous pouvez l’imaginer, le planning n’est pas notre souci premier ! Compte tenu des enjeux, des risques, de la complexité, de l’ampleur… de ce projet mastodonte. Il nous semble essentiel de le sécuriser pour les salariés qui seront transférés dans la « NewCo » et pour ceux qui resteront chez HPE.

Comme nous l’avons déjà indiqué, nous favorisons la conclusion d’un accord tripartite (HPE, CSC et syndicats HPE) permettant de sécuriser l’ensemble du parcours de ce projet ; conditions de transfert et d’intégration, conditions d’emploi dans la nouvelle société, garanties d’emploi post transfert.

Point sur le projet « SplitMerge » Enterprise Services

10 Juin 2016 , Rédigé par UNSA HP F Publié dans #SPLIT, #ES CSC

Depuis le 24 mai, jour de l’annonce du « SplitMerge » d’Enterprise Services et de CSC, nous avons eu très peu d’informations de la part de la Direction française. Cela n’est pas forcément étonnant dans la mesure où elle a besoin d’appréhender ce méga projet et de se structurer pour le mettre en œuvre.

Nous ne doutons pas que la Direction tente de nous faire la promotion de ce merveilleux projet et qu’elle nous le présente comme étant une extraordinaire opportunité pour l’entreprise et les salariés ! Notre avis est exactement contraire à celui-là et les nombreuses discussions que nous avons eues avec les salariés témoignent d’une perception identique.

La première intervention du PDG sur le sujet se fera au Comité de Groupe du 13 juin prochain. Cette intervention sera suivie d’un Coffee Talk avec les salariés à Nanterre et d’autres rencontres suivront.

Du côté des syndicats, nous avons commencé en intersyndicale à organiser des assemblées générales sur HPEF et HPECCF. La prochaine AG aura lieu le lundi 13 juin à Nanterre à l’espace CE.

Tous les syndicats se structurent pour mener une action coordonnée en France et éventuellement au-delà de notre périmètre national. Cette mobilisation et votre support/soutien nous donnent du poids pour vous défendre.

A ce stade, il convient d’éviter les spéculations et positions hasardeuses. Vous avez de nombreuses questions et nous n’avons pas toutes les réponses. Nous avons l’expérience de projets antérieurs (Compaq, EDS, HPI…), mais tous les projets sont différents. Il n’est donc pas possible de tirer des généralités et d’être affirmatif dans toutes nos positions. Les choses vont s’éclaircir au fur et à mesure du temps et il convient d’être patient (date de mise en œuvre du projet au niveau Corp. fin mars 2017 – vraisemblablement beaucoup plus tôt localement).

Vous nous avez posé de nombreuses questions et nous vous proposons ci-après une synthèse des 10 questions qui reviennent le plus souvent. Les réponses correspondent à la position de l’UNSA à date et peuvent bien évidemment évoluer en fonction des discussions et des précisions que la Direction apportera.

  1. Pouvons-nous nous opposer à ce projet pour qu’il ne se fasse pas ?

Nous ne sommes pas favorables à ce projet qui fait peser sur les salariés de nombreux risques. Il est à peu près certain qu’un PSE serait engagé après la scission et qu’il impacterait les salariés transférés. Il est aussi à craindre que les conditions d’emploi seraient moins-disantes après le transfert et que nous perdrions de nombreux acquis sociaux.

Nous tenterons de nous opposer à ce projet et quoi qu’il advienne, en France c’est la loi française qui prévaut et qui doit être respectée. N’ayant à ce jour aucune information précise sur le projet qui serait mis en œuvre en France, il nous parait hasardeux d’envisager précisément les actions de contestation possibles.

Une chose est sûre, c’est que le projet ne doit pas contrevenir aux intérêts des salariés ou faire peser sur eux des risques pour leurs emplois, leur santé et leurs conditions de travail. Il doit aussi respecter certaines règles légales comme le détourage de l’entité économique autonome dans l’éventualité d’une externalisation ou ne pas porter atteinte à l’intérêt collectif.

Un projet qui ne respecterait pas ces règles serait contesté en justice et nous vous solliciterions pour nous aider par tous les moyens possibles (grève, média, manifestation…).

Il est extrêmement important pour la filiale française de respecter le calendrier imposé par la Corp. Nous l’avons constaté lors du projet de séparation entre HP inc. et HEWLETT PACKARD et cela se revérifiera pour celui de CSC. Si la Direction française n’apporte pas les garanties demandées par les salariés, nous n’avons aucun intérêt à ce que le planning soit respecté en France. C’est la préoccupation de la Corp, pas la nôtre.

  1. Puis-je rester chez HEWLETT PACKARD ?

Il semble encore envisageable de trouver un nouvel emploi chez HEWLETT PACKARD et de quitter Enterprise Services (vraisemblable plus vrai pour HPEF que pour HPECCF). Si vous en avez le désir et la capacité de le faire, surtout n’hésitez pas. Il est par contre à prévoir que le détourage des entités à transférer fige les organisations et qu’à un certain moment les transferts ne soient plus possibles. Il convient donc d’initier votre démarche au plus tôt.

Il faut par contre rester prudent, car la « vente par appartements » risque de continuer et vous vous exposeriez à quelques déconvenues si vous considériez pouvoir bénéficier d’un traitement plus favorable en restant chez HPE.

  1. Que se passe-t-il si je refuse mon transfert ?

Dans le cadre d’une externalisation, le transfert des contrats de travail dans une nouvelle entreprise est automatique et se fait en application de l’article L1224-1 du Code du travail. Cette loi prévoit que le salarié ne puisse pas refuser de passer au service d’un nouvel employeur, sous peine d’être considéré comme étant démissionnaire. A ce titre, aucune indemnité de rupture du contrat de travail ne lui serait due. Nous vous déconseillons donc d’adopter cette position, à moins que vous n’ayez d’autres projets et points de replis.

Ceci étant, il est à noter que cette considération n’est valable que si le refus est individuel. La participation du salarié à un mouvement d’opposition collectif ne rentre pas dans ce cadre et ne l’exposerait pas à ce que l’entreprise le considère comme étant démissionnaire. D’où l’importance de ne pas s’isoler et de mener des actions collectives.

  1. Le projet se fera-t-il sur une base volontaire ?

Certains ont fait courir la rumeur que le projet pourrait inclure une modalité de volontariat qui ferait que le salarié pourrait décider individuellement d’adhérer ou pas au projet. Cette idée nous semble complètement farfelue, car il serait vraisemblable qu’une très grande majorité des salariés refuseraient le transfert. L’entité transférée ne serait donc pas une « entité économique autonome » et ne pourrait donc plus fonctionner. De même, se pose la question de savoir quel serait l’emploi des salariés qui refuseraient le transfert, alors que l’entreprise au niveau de la Corp. a décidé d’arrêter les activités Enterprise Services ? Ce scénario est complètement irréaliste et nous n’y adhérons absolument pas.

  1. Quel serait mon emploi après le transfert chez CSC ?

En préalable, il est à noter que nous ne savons pas si nous serions transférés chez CSC ou dans une autre société ! Nous ne connaissons pas non plus quel serait le nom de la nouvelle entreprise.

En application de l'article L1224-1 du Code du travail, tous les contrats de travail sont transférés dans la nouvelle entreprise. A ce titre, votre emploi serait transféré et vous continueriez, dans un premier temps, à avoir la même activité.

Ceci étant, il ne faut pas perdre de vue que c’est CSC qui rachète Entreprise Services. C’est donc CSC qui définira la stratégie et qui décidera des adaptations et changements. De même, il sera nécessaire d’intégrer les deux entreprises et d’harmoniser le fonctionnement de l’ensemble des activités. Il est donc prévisible que de nombreuses adaptations soient mises en œuvre et que cela affecte significativement votre emploi.

  1. Comment préserver mes conditions de travail ?

Il existe plusieurs moyens de préserver les conditions de travail après le transfert. L’article L.2261-14 du Code du travail prévoit le maintien provisoire de la convention collective de branche et des accords d’entreprise en vigueur chez le précédent employeur pendant 15 mois (préavis de 3 mois + 12 mois).

Ce délai peut être abrégé avant l’échéance des 15 mois si le nouvel employeur conclut un accord de « substitution ou d’adaptation » avec les organisations syndicales. A l’issue du délai de 15 mois, si aucun accord de substitution ou d’adaptation n’est conclu, le salarié peut revendiquer le maintien des avantages individuels qu’il a acquis en application des conventions et accords collectifs de son précédent employeur. Il est aussi à noter que les avantages plus favorables accordés par l’employeur en vertu d’un usage ou d’un engagement unilatéral sont également transmis au nouvel employeur.

Pour finir, il est aussi possible de conclure un accord tripartite avant le transfert. Cet accord serait signé entre HPE, CSC et les organisations syndicales représentatives chez Hewlett Packard et permettrait de préciser et de garantir bon nombre de sujets (garantie d’emploi, indemnités si licenciement, convention collective, acquis sociaux, rémunération, conditions de travail, lieu de travail, temps de travail, santé et prévoyance, voiture et carte essence, mobilité géographique, modalités pratiques…). Un tel accord a la faveur de l’UNSA et serait la meilleure garantie possible pour les salariés transférés.

  1. Existe-t-il un risque pour mon emploi après le transfert ?

Oui indéniablement ! Lorsque deux entreprises de cette taille se regroupent, il y a toujours de la redondance et une volonté « d’optimisation ». L’absorption par CSC d’Enterprise Services ne sera pas chose aisée. D’un point de vue des masses, ES est deux fois plus gros que CSC (en chiffre d’affaires et en nombre de salariés). L’intégration de deux sociétés ayant des modes de fonctionnent très différents va poser des problèmes. De même, le mode de gouvernance de CSC devra être complètement repensé, afin de s’adapter à la nouvelle échelle de l’entreprise et à sa nouvelle stratégie.

Tous ces éléments sont un vrai challenge pour ce nouveau mastodonte. Il est indéniable que l’objectif de CSC au niveau mondial sera de réduire massivement les effectifs (il faut bien rentabiliser l’investissement !). Certains analystes parlent de la suppression de plus de 75 000 emplois au niveau mondial. Cela se déclinera localement et la France devra payer son tribut !

  1. Quel sera le devenir d’OTS ?

Le projet OTS a suscité et suscite de nombreuses inquiétudes. Le fait de regrouper les salariés sur le bench, sur des emplois en décroissance et du RUN dans une même entité n’est pas de nature à nous rassurer. Pour cette raison, l’UNSA a été le premier syndicat à indiquer qu’il ne signerait pas l’accord de méthodologie négocié avec la Direction.

Néanmoins, aujourd’hui OTS existe et il convient d’envisager son devenir. L’objectif premier de la Direction est d’éviter un dérapage du planning. Il est donc peu vraisemblable qu’ils prennent le risque d’externaliser d’OTS préalablement au SplitMerge CSC. Il conviendra donc d’obtenir des garanties pour les salariés de cette organisation avant le transfert.

  1. Quel serait le scénario le plus favorable ?

Celui que nous définirons ensemble avec vous ! Le projet doit garantir pour les salariés 1. les conditions de transfert/intégration, 2. les conditions d’emploi et 3. les garanties d’emploi. Nous privilégions la signature d’un accord tripartite (voir la question comment préserver mes conditions de travail ci-dessus), qui serait à nos yeux le meilleur moyen de préciser et sécuriser le projet pour les salariés d’Enterprise Services. Nous considérons qu’un bon accord est plus favorable qu’un long contentieux et espérons à ce titre que la Direction se montrera raisonnable et qu’elle sera ouverte à la négociation.

  1. Quel sera le devenir des salariés qui resteront chez HEWLETT PACKARD ?

Très différent de ce qu’il est aujourd’hui et avec beaucoup d’incertitudes ! L’inquiétude va au-delà des salariés d’Enterprise Services et concerne aussi ceux qui doivent rester chez HEWLETT PACKARD. Nous ne savons pas quelle est la stratégie de la Corporation et craignons que les enjeux financiers prévalent sur le reste.

La question qui maintenant se pose est de savoir qui sera le prochain de la « revente par appartements » ? En France, les effectifs de l’entreprise vont fondre de moitié. Cela aura des incidences dans à peu près tous les domaines. Certains estiment qu’il est préférable d’anticiper et qu’il est temps d’aller voir ailleurs. Il est aussi légitime de s’interroger sur le devenir de certains métiers.

Au niveau business, de nombreuses questions se posent sur le devenir de HEWLETT PACKARD sans une structure de services conséquente. Ainsi, l’analyste Thomas Bittman du Gartner fait le commentaire suivant « Comment être un partenaire stratégique de la transformation sans l’appui d’une activité de services solide ? ». Un autre analyste (Charles King) se pose des questions sur le même thème « Il y a lieu de se demander si HPE ne sera pas confrontée à des handicaps concurrentiels face à des entreprises comme IBM, Dell et Lenovo qui disposent de services aux entreprises conséquents ».

Pour en avoir discuté avec vous, nous savons que vous vous posez de nombreuses questions et reviendrons plus longuement sur ce sujet très prochainement.

N’hésitez pas à nous poser des questions et à communiquer avec nous.

Assemblée Générale HPEF

10 Juin 2016 , Rédigé par UNSA HP F Publié dans #SPLIT, #ES CSC

Assemblée Générale HPEF

L’intersyndicale invite les salariés du site de Nanterre
à une première assemblée générale consécutive au
Comité de Groupe HPE.

Cette réunion a pour objet le projet de séparation d’ES.

Lieu : Nanterre Espace CE

Date et heure : Lundi 13/06/2016

14H30-15H30

Des dates vous seront communiquées pour les autres sites

Assemblée Générale HPECCF

9 Juin 2016 , Rédigé par UNSA HP F Publié dans #SPLIT, #ES CSC

Assemblée Générale HPECCF

Message à destination des salariés HPECCF

Après l'opération HP Inc, la peinture verte n'est pas encore sèche que le "projet" CSC nous fait voir rouge et nous demander ce que seront nos emplois demain.

Face à ces décisions, il est temps d'agir - Venez partager vos craintes, idées, envies avec vos représentants du personnel...

L'intersyndicale invite tous les salariés HPE à une première assemblée générale qui se tiendra :

à Grenoble jeudi 9 juin à 16h à la cafétéria

d’autres dates vous seront communiquées ultérieurement pour les autres sites

Comment dégraisser le mammouth !

3 Juin 2016 , Rédigé par UNSA HP F Publié dans #SPLIT, #ES CSC

Une semaine après l’annonce de la séparation d’Enterprise Services et du rachat par CSC, nous avons tous encore la « gueule de bois ». Cette nouvelle a ébranlé les salariés et est perçue comme étant une trahison de la part de l’entreprise.

Comment dégraisser le mammouth !

Nous sommes tous concernés

Le projet d’externalisation d’ES chez CSC fait partie d’un programme plus global de réorganisation de l’entreprise dont on ignore l’ampleur et le calendrier. Ce qui est sûr, c’est qu’il murit depuis de nombreux mois et que les salariés n’en seront que les dindons de la farce. Après la séparation HPI, cette annonce confirme le changement radical de stratégie opéré par HPE et la volonté de faire une « vente par appartements » des entités de l’entreprise. Qui sera le prochain sur la liste (CMS, TS, Software…) ?

Non seulement ce projet impacte immédiatement les salariés d’ES, qui représentent 46% de l’effectif total en France, mais il concernera sans aucun doute possible l’ensemble des salariés HPE. En effet, comment imaginer que la cession d’ES et la diminution des effectifs HPE ne puisse pas avoir des répercussions sur :

  • L’organisation globale de l’entreprise.
  • La subsistance de certains sites ou agences (nous passerions en dessous du seuil de 1000 salariés sur certains sites).
  • Le regroupement potentiel de HPEF et HPECCF.
  • Les conditions d’emploi.
  • La rémunération (notamment des commerciaux).
  • La stratégie de l’entreprise et la roadmap associée…​

L’entreprise qui subsistera après la cession ne pourra plus être la même. NOUS SOMMES TOUS CONCERNES par ces changements majeurs venant bouleverser notre quotidien et devons rester solidaires.

Ce projet de "Spin Off" est de vocation financière. Il vise à se séparer d’une activité que l’entreprise considère comme n’étant pas suffisamment rentable (mais qui gagne de l’argent malgré tout !). Elle fait la joie des investisseurs et de la bourse et le malheur des salariés. Cela est d’autant plus détestable que bon nombre d’entre nous ont des dizaines d’années d’ancienneté et que nous avons contribué à la réalisation et à l’expansion de l’entreprise pour en faire ce qu’elle est devenue aujourd’hui. C’est la pérennité de nos emplois qui est ici en jeu et la notion de l’employé jetable prend ici tout son sens.

Notre priorité syndicale

Notre rôle en tant qu’organisation syndicale est d’obtenir de la visibilité de la part de l’entreprise et de s’opposer par tous les moyens possibles à ce projet néfaste pour l’ensemble des salariés. Dans les négociations à venir, nous allons avoir besoin du soutien de TOUS.

Notre mission est de défendre les salariés HPE. L’UNSA considère que l’ensemble des énergies syndicales doit être concentré pour contrer ce projet en France et d’éviter la dispersion.

Le calendrier de la direction s’étendrait vraisemblablement de juillet à Janvier 2017. Celui-ci se télescope avec les élections professionnelles (Comité d’entreprise, Délégués du Personnel, CHSCT) prévues au mois de septembre/octobre 2016. Ce projet d’externalisation d’ES nécessitant la plus grande concentration de notre part, il nous parait plus judicieux de reporter l’ensemble de ces élections d’une année. Pour information, ce report nécessite l’accord unanime des organisations syndicales et de la direction. Il représenterait un premier pas pour la mise en place d’une intersyndicale plus que souhaitée par l’ensemble des salariés dans ces moments difficiles (ne pas rentrer dans une campagne électorale opposant les syndicats entre eux).

Compte tenu de la singularité et de l’ampleur du projet, nous n’imaginons pas qu’il puisse se faire sans une communication régulière avec vous. N’hésitez pas à nous faire part de vos suggestions et/ou commentaires que vous apparteniez à l’organisation ES ou pas !